Partager cet article
Bien loin et pourtant si proche. Si, pour l'heure, le continent asiatique semble calme et garde son sang-froid face au chaos que vit le Moyen-Orient, ce n'est pas pour autant que l'Asie -et son tigre chinois- dorment sur leur deux oreilles. Chacun semble mesurer son propre niveau de danger à l'aune de ce conflit, qui pourrait les rattraper à tout moment. Fidèle à son habitude, notre spécialiste des questions asiatiques Robert Dujarric, propose aux lecteurs de Sans Doute une analyse percutante des différents rapports de force.
Il est trop tôt pour faire le bilan de la guerre entre l'Iran et la coalition américano-israélienne. Soutenue, pour l'instant, plus ou moins discrètement, par les pétro-monarques du Golfe Persique. L'impact sur l'Asie dépendra du résultat, qui ne sera de toute façon qu'un entr'acte dans les combats multidimensionnels inter- et intra-étatiques qui sévissent dans la région.
Si le régime des mollahs sort de ce conflit les pieds devant, ou très affaibli, et que l'Iran est stabilisé et moins hostile à l'Occident, cela pourrait être bénéfique pour la paix en Asie. L'Iran est un partenaire de la Chine, sa défaite serait potentiellement interprétée par Pékin comme un signe que tout risque de confrontation avec les États-Unis est létal. Donc, pour Xi Jinping, éviter des provocations autour de Taïwan et avec le Japon.
Mais, pour les pays asiatiques qui dépendent de la puissance américaine pour leur protection, les événements des dernières semaines sont inquiétants quelle que soit l'issue des combats,
Premièrement, comme l'écrit le colonel Michel Goya, cette opération nous offre le déplorable spectacle des "matamores américains qui présentent cela comme un grand jeu vidéo dont ils ignorent manifestement la violence et la complexité".
Article réservé aux abonnés
Abonnez-vous gratuitement pendant 1 mois
Profitez d'un accès illimité à l'ensemble de nos contenus en ligne et toutes nos newsletters.
Bénéficiez de votre abonnement gratuit