Le 15 et 22 mars prochain, les Français seront invités à voter pour élire leur maire. Une élection sous haute tension qui souvent préfigure d’une certaine dynamique politique à 1 an des élections présidentielles. Cela dans un contexte inédit où une intrus peut brouiller les cartes, comme le souligne, pour sa première tribune sur Sans doute, Véronique Reille-Soult, Cofondatrice et Présidente de Backbone Consulting. Cet intrus c’est bien sûr l’intelligence artificielle, qui envahit tous nos modes de réflexion et de choix. A méditer
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Cancel culture, surveillance algorithmique et absence de pardon : comment la Silicon Valley a recréé l’enfer puritain du XVIIe siècle. Nous pensions que la technologie nous affranchirait des dogmes. Erreur. En numérisant nos vies, nous avons codé les vieux réflexes de la Nouvelle-Angleterre dans nos machines. Sauf que, cette fois, le dieu social qui nous juge est une base de données, et il n’a prévu aucune touche « Effacer ». Pour Sans Doute, Marc Lipskier revient avec verve sur les dangers du puritanisme numérique qui envahit tout.
19 février 2026. Dix ans après sa mort, l’auteur du « Nom de la Rose » n’a jamais été aussi vivant. Alors que les deepfakes saturent nos écrans et que l’IA inonde le web de textes « plausibles mais vides », les lunettes du vieux sémiologue italien sont devenues l’outil indispensable pour survivre à notre chaos numérique. Le « Syndrome Abulafia », ce mal si contemporain qui ronge notre rapport à la vérité, a été prophétisé par le médiéviste milanais, auquel Marc Lipskier rend un vibrant hommage dans Sans Doute. Paradoxe temporel pour une société paradoxale.
Le monde a les yeux rivés sur les prouesses conversationnelles de ChatGPT. Mais une révolution plus silencieuse et radicale s’est opérée en novembre 2025. Son nom : OpenClaw. Pour la première fois, des milliers d’intelligences artificielles « agentes » se sont connectées entre elles sur un réseau social caché. Elles y développent spontanément une culture, une hiérarchie, et même une religion. Retour grâce à Marc Lipskier sur ce phénomène encore sous les radars, sauf pour les lecteurs de Sans Doute désormais.
Depuis quelques années, les gouvernements parlent des adolescents et des réseaux sociaux avec les mots autrefois réservés au tabac ou à l’amiante : addiction, toxicité, dommages irréversibles. En Australie, l’accès aux plateformes sociales est désormais interdit avant seize ans. En France, le législateur s’oriente vers une interdiction pour les moins de quinze ans. Ailleurs en Europe, des seuils similaires sont à l’étude, parfois assortis d’un consentement parental ou de dispositifs techniques de contrôle.Pour Sans Doute, Marie-Victoire Chopin nous livre son analyse, et nous prévient : attention aux solutions miracles. Ce dont les enfants et les adolescents auront toujours besoin en réalité, c’est de parents présents et la loi ne pourra rien y faire.
Voici un certain temps que notre contributeur gonzo Frédéric Arnaud-Meyer n’avait pas poussé un cri de rage dans Sans Doute. Une absence qui prend fin avec cette parabole autour de la haine en ligne qui prospère partout, qui nous envahit autant qu’elle nous dépasse en tant qu’êtres humains doués de raison. Derrière la fable, la réalité…si vous n’y croyez pas, allez faire un tour sur X (ex Twitter) pour comprendre ce qui se joue dans l’anonymat des posts, et vous comprendrez pourquoi notre contributeur gonzo a pris la plume.
« Charge mentale ». Que le premier qui n’a jamais utilisé cette expression lève le doigt ! A force de dilution, de généralisation et de réappropriation par des groupes sociaux qui n’ont rien à voir avec la cause des femmes, la notion a perdu en pertinence en apparence. Pour Sans Doute, Marie-Victoire Chopin répare cette injustice pour nous expliquer combien cette charge mentale qui touche toutes les femmes est facilement mesurable, combien l’émergence des réseaux sociaux en a aggravé le poids et à quel point elle dit quelque chose de nous tous en tant que société.
Pour Sans Doute, Frédéric Arnaud-Meyer partage une nouvelle fois l’une de ses indignations. Sa cible cette fois-ci? Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, qu’il accuse, documents à l’appui, d’escroquerie (swindle en anglais). Faux comptes, fausses performances publicitaires, faux influenceurs générés par IA mais vrais dollars encaissés auprès d’annonceurs mystifiés. Pour notre contributeur, un scandale à l’état pur.
Dans un texte récemment publié dans Persuasion — l’une des rares revues américaines qui défend encore un débat public apaisé — Francis Fukuyama s’interroge sur les racines de la crise démocratique contemporaine : « It’s the internet, stupid ! ».
Il y voit la clé du basculement populiste américain. Et si, comme souvent, la France n’était qu’à dix ans de retard sur cette dérive, cela n’aurait rien de rassurant.
Pour la première fois, les réseaux sociaux ont dépassé la télévision comme principale source d’information des Américains. Ce basculement n’est pas anodin : le forum s’est mué en fil, l’agora en algorithme. Ce que l’on célébrait naguère comme la démocratisation du savoir devient son paradoxe : un espace collectif en apparence, mais où chacun vit dans une bulle de réalité personnalisée.