Le parti républicain au pouvoir est menacé de perdre le contrôle de la Chambre des représentants, voire celui du Sénat, à l’occasion des élections de mi-mandat du 3 novembre. Ce qui ferait de Donald Trump ce que les Américains appellent un “lame duck president”, un “canard boiteux” pour ses deux dernières années à la Maison Blanche. D’où les manœuvres les plus limites de l’intéressé pour éviter un scénario qui le verrait sans doute menacé, lui et les siens, d’un processus de destitution si le Congrès venait à tomber dans les mains du parti démocrate. La question pourrait être même de savoir si Donald Trump accepterait une nouvelle défaite…Une chatte n’y retrouverait pas ses petits ! L’argent a toujours coulé à flots lors des élections aux Etats-Unis. Mais le scrutin de mi-mandat du 3 novembre qui verra le renouvellement complet de la Chambre des représentants (435 élus), de 35 des 100 sièges du Sénat (22 républicains, 13 démocrates), de 36 des 50 gouvernorats du pays, d’un certain nombre de maires et autres représentants locaux, cela promet d’atteindre de nouveaux records.
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Sous le regard bienveillant de la Maison Blanche, l’aile droite la plus radicale du mouvement Maga (Make America Great Again) qui bénéficie d’un solide soutien financier de certains milliardaires de la Silicon Valley prépare l’après Donald Trump en plaçant ses hommes aux postes clés avec JD Vance, l’actuel vice-président, en tête de gondole. Pour Sans Doute, Gilles Sengès fait le point sur cette dérive inquiétante.
Traités comme des godillots par Donald Trump quand ils ne sont pas menacés verbalement, un nombre record de représentants et sénateurs dont un fort contingent de républicains a décidé de ne pas se représenter aux élections de mi-mandat de novembre 2026. Le renouvellement promet d’être d’autant plus vaste dans les années à venir que les Etats-Unis sont devenus une gérontocratie comme nous le rappelle Gilles Sengès
Il est difficile de penser à un poste moins enviable que la mairie de New York, fonction qui incombera à Zohran Mamdani le premier janvier. Ville de plus de huit millions d’habitants, représentant toutes les strates socio-économiques, dotée d’un dynamisme inégalé et d’une infrastructure vétuste, New York est certainement proche de l’ « ingouvernamentalité ».
Le soleil de Floride est une punition divine. Il tape sans merci sur le parking du All-American Diner où je suis planté comme un con, milkshake au bourbon à la main. Ce truc goûte le désespoir américain distillé en fût de chêne et le regret sucré à 40 degrés. Autour de moi, des pick-up rutilants bardés d’autocollants « MAGA 2024 » — vestiges d’une guerre culturelle que personne n’a gagnée. Le jukebox crache du Springsteen, comme si ça pouvait encore sauver quoi que ce soit.
Il serait vain de chercher une cause unique à la montée de l’extrême-droite en Occident. Les différences entre MAGA, l’AfD, le RN, Vox, etc., sont immenses. En plus, un micro-électorat, tel celui de Le Pen père en 1974 (190 921 voix) peut s’unir autour d’une seule idée. Lorsque l’on atteint plus de treize millions pour Le Pen en 2022, on se trouve face à une multiplicité de motivations de votants hétérogènes.