Comme l’aurait dit Mark Twain, « Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir ». En tenant compte de cet avertissement, que peut-on dire sur ce que l’année 2026 apportera de nouveau en Asie du Nord-Est ? Pour sa rentrée pour Sans Doute, notre contributeur Robert Dujarric installé à Tokyo et grand spécialiste de l’Asie, nous propose un tour d’horizon d’une année de tous les dangers.
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Sanae Takaichi est maintenant la présidente du Parti Libéral-Démocrate (PLD), la formation politique hégémonique du Japon depuis la fin des années 1940 (fondée en 1955, mais par le fusion de deux partis de gouvernements). L’équivalent le plus proche du PLD en Europe fut la Démocratie chrétienne italienne: tactiquement flexible, corrompu mais efficace, conservateur sans être trop sectaire, pro-américain, en proie à des lutes internes, prompt à s’adapter pour survivre.
Le Parti communiste chinois a commémoré le 3 septembre, avec un défilé militaire, le « 80e anniversaire de la victoire de la guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise et de la guerre mondiale antifasciste. » Le conseil de Shakespeare « brevity is the soul of wit » (La brièveté est l’âme de l’esprit) est visiblement inconnu du Politburo.
La République de Corée (Corée du Sud) a vécu une année agitée. Frustré par ce qu’il considérait comme l’obstructionnisme de l’opposition, majoritaire à l’Assemblée nationale, le président Yoon Suk Yeol déclara la loi martiale. Comme prévu, la tentative de Yoon se termina en queue de poisson. Après une tragi-comédie, barricadé avec ses gardes du corps dans le palais présidentiel, Yoon fut destitué.
Alors que les commentaires pessimistes sur l’économie française se multiplient, l’année 2024 s’est terminée sur une nouvelle rassurante concernant nos comptes extérieurs. Après des déficits de plus de 30 Mds € en 2022 et 2023, les derniers chiffres de la balance des paiements courants française indiquent que son déficit aurait été limité l’année dernière à moins de 10 Mds €.