La crise du logement est une bombe sociale qui revêt de multiples facettes : les étudiants qui ne sont pas loin de recommencer le mouvement du 22 mars 1968, les coûts de construction qui augmentent plus vite que les revenus, la rareté du foncier, les travaux d’adaptation au changement climatique, les coûts de transformation des actifs tertiaires obsolètes, le coût des loyers, l’insuffisance de logements sociaux, les EHPAD qui coûtent plus chers que les pensions de retraite, l’impossibilité de déménager que ce soit pour accepter un travail « ailleurs », pour décohabiter ou pour agrandir sa famille…Une véritable bombe à fragmentation donc, comme le décrit si bien notre spécialiste du logement Xavier Lépine pour les lecteurs de Sans Doute. L’occasion pour lui de nous proposer des pistes originales pour sortir enfin d’un modèle sclérosé.
Démographie
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En 2025, pour la première fois depuis près de 80 ans, la France a enregistré plus de décès (651 000) que de naissances (645 000). La mise à jour récente par l’INSEE de ses nouvelles projections de population à l’horizon 2070 confirme qu’il ne s’agit pas d’un accident statistique mais bien du signe d’une fragilisation durable de l’exception démographique française. Pour Sans Doute, Louis-Charles Viossat revient sur cette question qui détermine toutes les autres au sein d’une nation.
Avec sa verve habituelle et sa formidable capacité à mettre en perspective les grands faits de civilisation en peu de mots, Frédéric Arnaud-Meyer nous livre son diagnostic sur la question à la fois centrale de toute société humaine et déterminante du futur de notre continent : le désir d’enfant. Quel signal peut au fond mieux résumer la crise profonde que traverse l’Union Européenne, décrite tout au long de la semaine dans Sans Doute par nos contributeurs, que la chute dramatique du taux de natalité dans l’ensemble des 27 Etats membres ? Comment remédier à cette crise civilisationnelle ? Pour notre contributeur, pas d’illusion : sermonner les corps à coups d’incitations fiscales et de places en crèche ne servira à rien. Il faudra en revanche, et c’est beaucoup plus complexe, reconstruire une Europe qui mérite qu’on lui confie des corps nouveaux. Un magnifique épilogue pour cette semaine européenne
Sans Doute publie nouvel appel de notre spécialiste de l’immobilier Xavier Lépine, pour une révision radicale de la politique du logement dans notre pays. La France traverse en effet une triple rupture anthropologique : démographique, sociologique, économique. Le système de financement immobilier hérité du XXe siècle est incapable désormais d’y répondre. Pourtant deux outils — le prêt viager hypothécaire et le bail emphytéotique — existent pour corriger les inégalités patrimoniales entre générations, sans un euro de subvention publique. Ce qui manque pour notre contributeur, c’est le courage de bousculer des acteurs trop confortablement installés dans des modèles périmés. Un texte décapant.
Un rapport parlementaire publié le 11 février propose une série de mesures pour relancer la natalité, dont une allocation de 3 000 € par an au premier enfant, un congé parental mieux rémunéré… pour un coût annuel de 5 à 10 Mrds € par an pour la sécurité sociale. Nul doute que certaines mesures ont un intérêt même si aucun benchmark international ne vient nous confirmer l’efficacité de ces mesures.
Président de l’Institut de l’Épargne immobilière et foncière, président de Paris Ile de France Capitale Économique, et Président co-fondateur de Neoproprio, Xavier Lépine est au coeur du plus crucial – et potentiellement du plus dangereux – problème français : la crise du logement. Pour Sans doute, il dévoile les pistes qu’il propose. Ce n’est pas en…
La baisse de la fécondité dans les pays développés n’est pas une surprise, c’était le maintien d’une fécondité plus élevée que celle de ses voisins qui faisait de la France un cas privilégié qui paraissait surprenant. Le bilan démographique annuel de l’INSEE montre que, depuis 2011, la France s’est progressivement alignée sur les comportements des autres pays développés, même si sa fécondité reste supérieure à celle des grands pays catholiques de l’Europe du Sud, l’Italie et l’Espagne. La fécondité de l’année qui s’achève n’avait jamais été aussi basse depuis 1945.