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Vers un nouveau contrat républicain.
En 2025, pour la première fois depuis près de 80 ans, la France a enregistré plus de décès (651 000) que de naissances (645 000). La mise à jour récente par l’INSEE de ses nouvelles projections de population à l’horizon 2070 confirme qu’il ne s’agit pas d’un accident statistique mais bien du signe d’une fragilisation durable de l’exception démographique française. Pour Sans Doute, Louis-Charles Viossat revient sur cette question qui détermine toutes les autres au sein d'une nation.
Va-t-on vers une France sans avenir, une France qui finira d’exister ? Cette perspective qu'évoquaient déjà en Italie (aujourd’hui le taux de fécondité y est de 1,14 enfant par femme) Mario Draghi lorsqu'il affirmait en 2021 qu'« une Italie sans enfants cesse lentement d'exister », et le pape François lorsqu'il mettait en garde contre un « hiver démographique froid et sombre » ? Cet alarmisme n’est pas encore de mise de ce côté des Alpes. Mais le choc va être sérieux et rapide pour la France qui vient.
Nous allons probablement connaître dans un peu plus d’une dizaine d’années une France qui se dépeuple. Avec une fécondité de 1,45 enfants par femme (nouveau scénario central de l’INSEE contre 1,8 auparavant), la population française diminuera même d’un peu plus de 3 millions d’habitants en 2070, voire d’une quinzaine de millions dans le scénario le plus pessimiste (fécondité de 1,2 enfants par femme, espérance de vie de 86,5 ans pour les femmes). Même évolution, un peu plus modérée, pour la population d’âge actif.
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