On nous parle encore des guerres comme d’accidents tragiques, de déraillements de l’Histoire, de crises regrettables qu’un sommet de plus finira bien par recoudre. C’est le roman officiel, celui qui passe très bien dans les salons, entre une indignation calibrée et un verre tiède. En vrai, beaucoup de conflits contemporains ressemblent moins à des tragédies qu’à des abonnements reconduits tacitement. Personne ne gagne vraiment, personne ne sort vraiment, mais tout le monde bien placé continue de facturer.
Armes
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Vous pensiez avoir fait le tour des possibles de notre univers digital qui oriente nos goûts, encadre nos vies et suscite des envies inédites et insoupçonnées ? Frédéric Arnaud-Meyer, notre chroniqueur gonzo de la folie de notre nouveau monde et qui en explore chaque recoin, prouve aux lecteurs de Sans Doute une fois de plus le contraire. Saviez-vous qu’il n’y rien de plus simple que de trouver sur YouTube comment fabriquer facilement toutes sortes d’armes les plus efficaces et dangereuses les unes que les autres, et comment ces contenus vous sont poussés par l’algorithme entre deux vidéos ? Le point de départ d’une nouvelle réflexion dérangeante autour de la responsabilité des plates-formes de contenu.
Armes de destruction massive, dissuasion et économie de la peur…100 milliards de dollars, c’est ce qu’ont dépensé au global les neuf puissances nucléaires en 2025 pour moderniser un armement qui normalement ne doit jamais servir. L’occasion pour Karine Schaub de s’interroger sur cette dépense reconduite en silence ou presque chaque année. Faut-il s’en satisfaire ? Sans Doute ouvre le débat.
Outrance sans conscience n’est que ruine du peuple. C’est ainsi, qu’en paraphrasant Rabelais, on pourrait intituler le véritable cri d’alarme du journaliste – et ancien rédacteur en chef de France Inter – Patrick Boyer. Dans cette première tribune pour Sans doute, il met en parallèle deux hystéries : de droite et de gauche qui, comme c’est souvent le cas, finissent par se rejoindre dans un totalitarisme que les peuples, avides de « renverser la table », n’ont pas vu venir. Oubliant qu’une matraque, qu’elle soit de droite ou de gauche, reste une matraque.