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À trop investir la scène internationale avec ses guerres commerciales et sa quête d’un prix Nobel de la paix, en jouant les intermédiaires dans tous les conflits de la planète, Donald Trump a négligé ses plus fervents supporters. Qui le lui font payer aujourd’hui avec l’affaire Epstein, comme l'analyse pour Sans Doute Gilles Sengès.
Les cajoleries puis les menaces n’y ont rien fait. Ni Lauren Boebert, ni Marjorie Taylor-Green, les deux groupies en chef de Donald Trump, n’ont reculé devant le diktat de leur chef. Les deux élues à la Chambre des représentants ont maintenu leur volonté de voter en faveur d’une motion réclamant la publication de la totalité du dossier Epstein, du nom de ce pédocriminel qui organisait des parties fines pour la jet set américaine mais aussi internationale puisque le nom du prince Andrew, déchu depuis de tous ses titres civils et militaires par son frère ainé Charles III, le roi d’Angleterre, figurait au nom des habitués.
Après avoir cajolé les complotistes de tous crins en promettant de publier la liste des accointances de l’homme d’affaires new yorkais, mort en prison il y a six ans, Donald Trump est revenu sur sa promesse de campagne, une fois de retour à la Maison Blanche. “Circulez, il n’y a rien à voir” a assuré sa ministre de la justice et ancienne avocate personnelle, alimentant la rumeur selon laquelle le Président des Etats-Unis était plus qu’une relation d’affaires de Jeffrey Epstein. A en croire le décompte du Wall Street Journal, son nom apparaît dans 1670 des 2324 courriers électroniques figurant parmi les 23000 documents liés à l’affaire déjà publiés à ce jour.
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