Partager cet article
Combien de lièvres à la fois Donald Trump court-il ? Impossible d'en faire le décompte de manière exhaustive. Mais nulle part ailleurs que dans sa politique énergétique qu'il défend pourtant avec une force brutale, il n'est mis autant face à ses errements dans sa gestion des relations internationales, tétanisé qu'il est par la crainte du retour de l'inflation avant les mid-terms de novembre. Pour Sans Doute, notre spécialiste des énergies fossiles Didier Holleaux nous dresse ce panorama pour le moins inquiétant des volte-faces d'un Président américain prêt à sacrifier tous les principes pour un résultat par nature aléatoire.
La politique énergétique de Donald Trump se caractérise par une permanente contradiction entre deux objectifs : la domination énergétique (« energy dominance ») qui permet aux Etats-Unis de valoriser leurs excédents de gaz et de pétrole à la fois économiquement et politiquement, et la protection de l’ « American way of life », qui suppose que le prix de l’énergie, et en particulier du carburant automobile, reste bas sur le territoire américain.
Mais cette ambivalence permanente, qui chez Trump se traduit par des décisions contradictoires d’un jour sur l’autre, n’affecte pas seulement la politique énergétique mais aussi la politique étrangère et la politique technologique.
Le pétrole: un objectif clair et une politique erratique.
S’agissant du pétrole, pour lequel le marché est mondial, l’objectif prioritaire de Trump est de maintenir les prix aussi bas que possible.
Il ne faut pas voir d’autre raison au passage d’un embargo sur le pétrole vénézuélien (qui tend à réduire les quantités disponibles et donc à faire monter les prix mondiaux) à un détournement pur et simple de ce pétrole vers les raffineries américaines.
Article réservé aux abonnés
Abonnez-vous gratuitement pendant 1 mois
Profitez d'un accès illimité à l'ensemble de nos contenus en ligne et toutes nos newsletters.
Bénéficiez de votre abonnement gratuit