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En ce début d'année 2026, en exclusivité pour Sans Doute, Dominique Schnapper partage son inquiétude sur les ravages d'un antisémitisme toujours plus présent et qui prend désormais à peine le soin de se cacher. Sous couvert d'un "antisionisme" bien commode et d'autres oripeaux modernisés qui ne trompent personne, la vieille haine millénaire du juif progresse à nouveau. Il est temps de sonner le signal d'alarme et de se souvenir de la formule si juste de Frantz Fanon, "quand vous entendez dire du mal des juifs, dressez l'oreille, on parle de vous".
Il faut compléter l’image que les contributeurs de Sans doute nous donnent de notre situation en ce début 2026 en signalant la vague de l’antisémitisme mondial née depuis le tournant du millénaire et fortement réactivée par les événements du 7 octobre 2023 et ses suites.
Ce n’est pas le temps de rappeler la complexité des conflits de la région moyenne-orientale ni la complexité des relations entre les juifs de la diaspora et l’Etat d’Israël. Si la position des juifs et de l’Etat d’Israël est déroutante par ses ambigüités et mériterait de longs développements, en revanche la passion qui se qualifie d’« antisioniste », elle, est simple et elle est devenue universelle. « Du fleuve à la mer » est devenu un slogan que l’on retrouve aussi bien devant les lycées parisiens que dans les universités les plus réputées de l’Ivy league et dans l’ensemble du monde moyen-oriental. La mer, le fleuve, des images de vacances qui portent en elles le projet de supprimer l’Etat qui va du Jourdain à la mer Méditerranée.
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