Le discours du Premier Ministre canadien à Davos a fait une très forte impression sur place mais aussi auprès des très nombreux internautes qui l’ont visionné en intégralité. Sa défense d’un modèle occidental fondé sur la liberté et la solidarité a agi comme un antidote au poison du rapport de force comme alpha et oméga des relations internationales imposé depuis 13 mois par Donald Trump. Pour Sans Doute, Fabrice Baumgartner revient sur un aspect moins commenté de ce discours mais tout aussi essentiel : l’intégration économique comme facteur de paix et de développement, à l’heure où se répandent partout les senteurs d’un nationalisme nauséabond.
Que reste-t-il du gaullisme ? A cette question rhétorique pour étudiants en science politique, le commentateur peut désormais répondre facilement depuis le spectacle pitoyable la plupart du temps offert par les députés depuis la dissolution de juin 2024 : les outils du parlementarisme rationalisé ! Pour Sans Doute, Fabrice Baumgartner revient ainsi notamment sur l’erreur commise par le Premier Ministre en promettant de ne pas utiliser le désormais célèbre article 49-3 de la Constitution. A n’en pas douter pour notre contributeur, nos gouvernants actuels ne sont pas gaullistes, au vu de leur efficacité à affaiblir les outils constitutionnels et par-delà, la fonction présidentielle.
Le 29 octobre, le journaliste Alain Marschall interrogeait sur RMC le président du Rassemblement national, Jordan Bardella. Entre autres questions, il lui a demandé s’il était exact que les droits d’auteurs de son ouvrage « Ce que je cherche » lui avaient rapportés la somme de 700 000 euros. Jordan Bardella n’a pas confirmé, mais a demandé en retour au journaliste s’il était disposé à dire le montant de son salaire, ce que ce dernier a fait.
L’intention était claire : par une mesure simple, facile à comprendre de tous et de portée quasiment universelle puisqu’elle s’appliquerait sans discrimination à toutes les catégories de la population (à l’exception des retraités et des chômeurs), il s’agissait de demander aux français d’accepter un effort témoignant de leur prise de conscience de la dégradation des finances publiques et de leur volonté de participer à leur redressement.
Au quart-temps du XXIème siècle, on peut sans craindre de se tromper affirmer que l’immigration est pour les démocraties libérales un sujet existentiel. De mauvais choix politiques en ce domaine peuvent causer leur perte et ce sujet figure en bonne place parmi les grands défis que ces démocraties doivent relever. Non pas par crainte d’un hypothétique « grand remplacement », mais pour résister aux coups de boutoir des populistes, extrémistes, aventuriers et autocrates de tous poils.
L’Union Européenne a eu l’occasion de démontrer à plusieurs reprises sa capacité à surmonter des crises existentielles. Qu’on en juge plutôt : crise financière suite à la faillite de Lehman Brothers (2008) ; crise de la dette grecque (2010-2015) ; Brexit (2016-2020) ; Covid (2020-2021). Autant de situations qui auraient pu conduire à l’effondrement économique ou politique de l’Union.
Le 7 mars, Laurent Fabius quittera la présidence du Conseil constitutionnel après avoir fait un bilan de son action devant l’Académie des sciences morales et politiques le 2 décembre 2024. Il a signé le 30 janvier dernier un éditorial sur le même thème dans la Lettre de la Direction des affaires juridiques de Bercy.
Il arrive souvent que des négociations difficiles ne conduisent à un accord que lorsque les circonstances contraignent les négociateurs à des concessions qu’ils n’auraient en principe pas souhaité faire. Rien n’est plus vrai lorsque ces négociations s’inscrivent dans un contexte où l’argent manque. Qu’il s’agisse d’entreprises ou d’états souverains, dans la vaste majorité des cas, les…
Il est de bon ton, depuis la publication en septembre 2024 du rapport de Mario Draghi sur l’avenir de la compétitivité européenne, de présenter l’Union Européenne comme une machine à créer de la réglementation et ce, au détriment de la croissance économique. Ce rapport indique que « les entreprises innovantes qui souhaitent se développer en Europe sont constamment entravées par des réglementations hétéroclites et restrictives ». Il poursuit en opposant cette situation avec celle qui prévaut aux Etats-Unis, en notant que « de nombreux entrepreneurs européens préfèrent se financer auprès d’investisseurs en capital-risque américains et se développer sur le marché américain ».