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Le Parti républicain au pouvoir est menacé de perdre le contrôle de la Chambre des représentants, voire celui du Sénat, à l’occasion des élections de mi-mandat du 3 novembre. Ce qui ferait de Donald Trump ce que les Américains appellent un “lame duck president”, un “canard boiteux” pour ses deux dernières années à la Maison Blanche. D’où les manœuvres les plus limites de l’intéressé pour éviter un scénario qui le verrait sans doute menacé, lui et les siens, d’un processus de destitution si le Congrès venait à tomber dans les mains du parti démocrate. La question pourrait être même de savoir si Donald Trump accepterait une nouvelle défaite…Bien malin qui pourrait déterminer le futur comportement du Président américain. Le point avec notre spécialiste des Etats-Unis, Gilles Sengès.
L’argent a toujours coulé à flots lors des élections aux Etats-Unis. Mais le scrutin du 3 novembre prochain qui verra le renouvellement complet de la Chambre des représentants (435 élus), de 35 des 100 sièges du Sénat (22 républicains, 13 démocrates), de 36 des 50 gouvernorats du pays, d’un certain nombre de maires et autres représentants locaux promet d’atteindre de nouveaux records.
Pour la seule dernière ligne droite avant les élections, le Parti républicain au pouvoir aurait réservé une enveloppe de 888 millions de dollars en investissements publicitaires contre 666 millions pour le parti démocrate ! Sachant que l’essentiel de ces sommes sont concentrées sur une cinquantaine de circonscriptions et une poignée d'États (259 millions de dollars pour le seul Texas !) pouvant basculer d’un côté ou de l’autre. Polarisation du pays oblige, tous les autres scrutins sont quasiment verrouillés.
Cela part dans tous les sens entre les sommes injectées par les comités d’actions politiques (PAC) et leurs grands frères aux moyens illimités (Super PAC) et aux intentions pas toujours très claires. Il y a, d’abord, les fonds classiques, liés aux partis politiques. Selon les chiffres de la Commission électorale fédérale (FEC), le Comité national du parti républicain aurait ainsi réuni 316 millions de dollars à fin août, en plus des 253 millions récoltés par le Senate Leadership Fund dédié aux scrutins sénatoriaux et les 153 millions du Congressional Leadership Fund destiné à soutenir les candidats du Grand Old Party (GOP) à la Chambre des représentants.
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