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Sans atteindre encore l’ampleur de la période du maccarthysme, l’anathème “communiste” est de retour aux Etats-Unis. Il est fréquemment utilisé par Donald Trump pour qualifier la nouvelle garde de la gauche progressiste apparue dans la foulée du maire de New York, Zohran Mamdani. Ironie de la situation, c’est aussi une accusation dont est l’objet l’hôte de la Maison Blanche par ceux qui dénoncent sa politique étatiste en matière économique à l’image de la prise de participation, l’an dernier, de 10% dans le capital d’Intel, le champion national des semi-conducteurs alors en difficulté. Une analyse originale de Gilles Sengès pour Sans Doute du "revival" de ce qui a longtemps été, et est toujours, une forme d'excommunication du débat public aux Etats-Unis pour une grande partie de la population.
Le Communist Party of the United States of America (CPUSA) revendique tout au plus 23.000 adhérents en comptant ceux de la Ligue des jeunes communistes des États-Unis. Il ne compte qu’une poignée d’élus dans de rares comités et autres conseils municipaux et a abandonné l’idée de présenter un candidat à l’élection présidentielle depuis 1984. Le “ticket” sur lequel figurait Angela Davis, l’égérie des Black Panthers, n’avait à l’époque recueilli que seulement 36.386 voix…
Pourtant à écouter les discours de Donald Trump, à l’occasion du 250ème anniversaire de la déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique, le communisme est “la menace la plus sérieuse pour le pays depuis son existence”, plus grande que la Première et Seconde guerre mondiale ou des attentats terroristes du 11 septembre 2001. C’est à ses yeux “un danger mortel pour la liberté de l’Amérique”. On n’en est pas encore à une chasse aux sorcières comme à l'époque du maccarthysme, en pleine guerre froide, entre 1950 et 1954, mais dans un pays aussi divisé que les Etats-Unis aujourd’hui, un dérapage peut vite arriver.
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