Partager cet article
Fin mai, l’archevêque de Buenos Aires a lancé un avertissement sans ambages à son gouvernement : la société argentine est confrontée à un risque de rupture, alors que les mesures d’austérité provoquent le chômage, la hausse de la pauvreté et une polarisation accrue de la société. Javier Milei, le chantre d'une thérapie de choc, est désormais confronté à un dilemme : ses coupes budgétaires massives ont certes permis de revenir à un excédent budgétaire et de réduire l’inflation, mais le coût social et politique pourrait lui faire perdre la main et in fine les élections présidentielles d’octobre 2027. Une analyse sans a-priori de notre contributeur Xavier Denis, spécialiste des affaires financières internationales installé à New York, qui revient d'un voyage en Argentine.
L’Argentine vit depuis l’élection de Javier Milei une expérience politique et économique inédite. Jamais depuis les grandes réformes libérales des années 1990, qui ont débouché sur la crise financière de 1999-2002, un président n’avait entrepris une remise en cause aussi frontale du modèle économique et social hérité du péronisme. En quelques mois, Milei a imposé une thérapie de choc visant à stabiliser une économie au bord de l’effondrement avec comme priorité le rétablissement des comptes publics.
Deux ans et demi après son arrivée au pouvoir, une question domine : Javier Milei est-il réellement en train de stabiliser l’économie argentine — et cette stabilisation peut-elle survivre politiquement et socialement dans un pays marqué par des décennies de crises, de polarisation et la résilience du péronisme ?
Article réservé aux abonnés
Abonnez-vous gratuitement pendant 1 mois
Profitez d'un accès illimité à l'ensemble de nos contenus en ligne et toutes nos newsletters.
Bénéficiez de votre abonnement gratuit