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La crise de l'hôpital public, au même titre que celle qui frappe l'Education Nationale, agit comme un révélateur du mal français désormais généralisé : l'incapacité à organiser des réformes de structures permettant l'amélioration du service rendu dans un environnement budgétaire maitrisé. Ayant pris connaissance des dernières recommandations du directeur général de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, notre contributeur Frédéric Bizard s'alarme du risque d'une nouvelle centralisation technocratique à l'hôpital, à l'opposé de ses préconisations sur une nécessaire débureaucratisation, décentralisation et démocratisation de la gestion du système de santé.
L’article des Échos du 26 mai synthétisant le rapport remis à Terra Nova par Nicolas Revel, directeur de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, sur l’avenir de l’hôpital public, agit comme un puissant révélateur. C’est la pensée dominante technocrate et centralisatrice en place à l’œuvre depuis 30 ans, mise à nu.
Les solutions proposées renforcent la technostructure. C’est cohérent venant d’un techno. Mais le débat mérite d’être ouvert et toute contribution sérieuse mérite d’être discutée.
3 failles identifiées à l’hôpital public et 3 réponses qui font fausse route
Problème n°1 : Impossible de virer les chefs de service défaillants. Une "clémence invraisemblable » règnerait à l’hôpital. Solution : donner tout pouvoir aux managers administratifs sur les Professeurs d'Université-Praticiens Hospitaliers (PU-PH).
C’est pour le moins cocasse quand on observe le jeu de chaises musicales des technos du secteur de la santé entre cabinets ministériels, Agences Régionales de Santés, fédérations et agences en tout genre - sans que personne ne s’offusque de la "clémence invraisemblable" qui y règne. Vous avez échoué au Ministère, monnaie courante de ces dernières années au vu de l’état du système : vous êtes recasé dans une ARS. Garanti.
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