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La question de savoir s’il faut légaliser le suicide assisté et l’euthanasie, c’est-à-dire l’aide à mourir, revient ce lundi dans l’actualité avec la discussion en deuxième lecture à l’Assemblée nationale de la proposition de loi Falorni, quelques jours après le rejet du texte sur ce sujet par le Sénat. Là encore, le clivage est profond entre les deux conceptions de l'aide à partir. Louis-Charles Viossat, spécialiste des politiques sociales en France et ancien vice-président de la commission présidée par le professeur Chauvin en 2023 sur ces questions, nous livre une précieuse analyse pour Sans doute, dans ce débat aussi essentiel que complexe.
Un rappel s’impose. À l’échelle internationale, seuls treize pays autorisent une forme légale d’aide à mourir. Dans le monde, moins de 30 000 personnes par an y ont légalement recours, sur près de 60 millions de décès, dont l’essentiel par le biais de l’euthanasie. Loin de l’idée d’un basculement généralisé, il s’agit encore d’une pratique rare, essentiellement occidentale, toujours encadrée et partout controversée.
Les partisans de l’aide à mourir invoquent des arguments qui ne peuvent pas être balayés d’un revers de main : le droit ultime pour chacun de décider de sa propre fin, une conception subjective de la dignité, le refus de l’hypocrisie des pratiques clandestines et du recours au voyage en Belgique ou en Suisse pour celui ou celle qui veut mourir, et la volonté de mettre le droit en cohérence avec une opinion qui semble (très) majoritairement favorable.
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