Ce 30 juin, l’Assemblée Nationale va se prononcer par un vote solennel sur la version définive du texte de loi sur « l’Aide à mourir ». A cette occasion, notre contributeur Louis-Charles Viossat nous invite à revoir la Palme d’or du Festival de Cannes 1983, « La Ballade de Narayama » du grand cinéaste japonais Shohei Imamura. Un film ou l’héroine, Orin, en vient à considérer sa propre disparition comme un devoir envers ceux qu’elle aime car elle est devenue vulnérable. Une manière pour notre contributeur de nous rappeler que si le texte sur l' »Aide à mourir » est adopté par la représentation nationale, notre responsabilité collective ne s’arrêtera pas à la promulgation du texte. Bien au contraire, il s’agira pour notre société de s’assurer que des facteurs de vulnérabilité sociale, familiale, psychologique et économique susceptibles d’altérer la liberté réelle de la demande, notamment le sentiment d’être un fardeau, ne motivent pas l’essence même de la démarche d’aide à mourir. Un texte à méditer sur cette question de société essentielle.
Fin de vie
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La question de savoir s’il faut légaliser le suicide assisté et l’euthanasie, c’est-à-dire l’aide à mourir, revient ces jours-ci dans l’actualité avec la discussion en deuxième lecture à l’Assemblée nationale de la proposition de loi Falorni, quelques jours après le rejet du texte sur ce sujet par le Sénat. Là encore, le clivage est profond entre les deux conceptions de l’aide à partir. Louis-Charles Viossat, spécialiste des politiques sociales en France et ancien vice-président de la commission présidée par le professeur Chauvin en 2023 sur ces questions, nous livre une précieuse analyse pour Sans doute, dans ce débat aussi essentiel que complexe.
Le projet de loi sur l’aide à mourir revient en examen au Parlement le 12 mai 2025. Deux propositions de loi distinctes, une sur les soins palliatifs et l’autre sur l’aide à mourir, devraient être examinées et soumises au vote courant mai 2025. La version proposée sur l’aide à mourir reprend une part substantielle des amendements issus des débats parlementaires de 2024. Si ces derniers ont été jugés constructifs, ils ont curieusement ignoré la question économique de la fin de vie et son impact social.