Ce 30 juin, l’Assemblée Nationale va se prononcer par un vote solennel sur la version définive du texte de loi sur « l’Aide à mourir ». A cette occasion, notre contributeur Louis-Charles Viossat nous invite à revoir la Palme d’or du Festival de Cannes 1983, « La Ballade de Narayama » du grand cinéaste japonais Shohei Imamura. Un film ou l’héroine, Orin, en vient à considérer sa propre disparition comme un devoir envers ceux qu’elle aime car elle est devenue vulnérable. Une manière pour notre contributeur de nous rappeler que si le texte sur l' »Aide à mourir » est adopté par la représentation nationale, notre responsabilité collective ne s’arrêtera pas à la promulgation du texte. Bien au contraire, il s’agira pour notre société de s’assurer que des facteurs de vulnérabilité sociale, familiale, psychologique et économique susceptibles d’altérer la liberté réelle de la demande, notamment le sentiment d’être un fardeau, ne motivent pas l’essence même de la démarche d’aide à mourir. Un texte à méditer sur cette question de société essentielle.
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La question de savoir s’il faut légaliser le suicide assisté et l’euthanasie, c’est-à-dire l’aide à mourir, revient ces jours-ci dans l’actualité avec la discussion en deuxième lecture à l’Assemblée nationale de la proposition de loi Falorni, quelques jours après le rejet du texte sur ce sujet par le Sénat. Là encore, le clivage est profond entre les deux conceptions de l’aide à partir. Louis-Charles Viossat, spécialiste des politiques sociales en France et ancien vice-président de la commission présidée par le professeur Chauvin en 2023 sur ces questions, nous livre une précieuse analyse pour Sans doute, dans ce débat aussi essentiel que complexe.
La presse unanime ou presque a salué l’habileté politique du Premier Ministre Sébastien Lecornu qui a réussi à faire adopter le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2026, par une Assemblée Nationale pourtant sans majorité et sans avoir recours à l’article 49-3. Il a donc été plus stratège ou tacticien, c’est selon le point de vue de chacun, que ses trois prédécesseurs, Elisabeth Borne, Michel Barnier et François Bayrou. Oui mais à quel prix et surtout aux prix de quels renoncements ? C’est à ces questions que notre spécialiste des questions sociales Louis-Charles Viossat répond aujourd’hui dans Sans Doute.