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Comme l'aurait dit Mark Twain, « Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu'elles concernent l'avenir ». En tenant compte de cet avertissement, que peut-on dire sur ce que l'année 2026 apportera de nouveau en Asie du Nord-Est ? Pour sa rentrée pour Sans Doute, notre contributeur Robert Dujarric installé à Tokyo et grand spécialiste de l’Asie, nous propose un tour d’horizon d’une année de tous les dangers.
D'abord, de quels pays parlons-nous ? De la Chine, du Japon, de Taïwan, de la République de Corée au sud de la péninsule, et de la République populaire démocratique de Corée au nord, malgré son nom une monarchie totalitaire ni populaire ni démocratique. À ces cinq pays, il faut ajouter l’Extrême-Orient russe, bien que la population et l'économie de la Russie se trouvent essentiellement en Europe orientale et non en Asie. Les États-Unis sont aussi présents de par leurs bases navales, aériennes, et terrestres au Japon et en Corée et leurs alliances dans la région.
Il s'agit donc d'à peu près 1,7 milliard de personnes et qui produisent environ 24 600 milliards d'euros de PIB, donc comparable à l'Europe (sans la Russie) mais dans un espace géographique bien plus peuplé.
Quels sont les événements majeurs qui pourraient s'y produire et impacter l'Europe ?
Le plus grave serait une guerre de catégorie 5 (sur l'échelle des ouragans, 5 étant le maximum) impliquant la Chine et les États-Unis suite à une invasion chinoise de Taïwan ou une tentative de prendre le contrôle des îlots Senkaku (Diaoyu en Chine) que la Chine revendique mais administrés par le Japon depuis la fin de l'occupation américaine d'Okinawa en 1972.
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