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Dans une indifférence quasi générale, plusieurs millions d'enfants - principalement dans les pays les plus pauvres - sont morts en 2025, nous annonce, pour Sans doute, Louis-Charles Viossat. Spécialiste des affaires sociales, ancien de la Banque Mondiale, notre contributeur est est également ancien ambassadeur chargé de la lutte contre le sida et les maladies transmissibles. Il partage ici son combat.
Alors que la mort d’un jeune enfant en France, fauché par une voiture, d’une crise d’asthme, d’une maladie génétique ou de toute autre cause provoque à juste titre une onde de choc dans l’opinion publique, la mort de millions d’enfants ailleurs dans le monde se dissoudrait-elle désormais dans l’indifférence ?
Alors que le nombre de jeunes enfants décédés avait été divisé par deux dans le monde en 25 ans, la mortalité des jeunes enfants est repartie à la hausse l’an dernier pour la première fois au XXIème siècle. Ainsi, 4,6 millions d’enfants de moins de cinq ans sont morts en 2024, dont près de la moitié dans les tout premiers mois de leur vie ; ils seront sans doute 4,8 millions en 2025. C’est, comme l’écrit Bill Gates dans le dernier rapport de sa fondation, l’équivalent de 5 000 salles de classe d’enfants qui disparaissent avant même d’apprendre à écrire leur nom ou à faire leurs lacets.
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