A l’occasion de sa campagne présidentielle, Bruno Retailleau a récemment proposé de modifier la Constitution sur plusieurs points. L’un d’entre eux consisterait à introduire une procédure qui, en cas de censure d’une loi par le Conseil constitutionnel, permettrait au Président de la République de solliciter le peuple par référendum, ou le parlement réunis en congrès, afin de passer outre cette censure. Fabrice Baumgartner revient pour Sans Doute sur cette ineptie juridique, tout en rappelant que les décisions les plus récentes du Conseil Constitutionnel pouvaient, ou devaient même, légitimement faire l’objet de débats, mais dans le respect de l’Etat de droit.
Démocratie
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Quelle société sommes-nous ? Quelle société voulons-nous ? Une nouvelle tribune urticante de Xavier Couture pour Sans Doute, qui met le doigt sur la plaie à vif du décalage entre ce que nous prétendons être et ce que la France est devenue : derrière les belles paroles, ne règnent en maîtres qu’égoïsmes, contestations, invectives et chapelles. Pour en sortir, notre contributeur nous propose un éloge d’une vertu théologale bien oubliée : la charité.
En 2026, l’introduction de la robotique autonome dans la chaîne pénale marque une rupture historique. Des chiens tactiques aux humanoïdes régulateurs de voirie, les machines physiques décident et agissent seules sur le terrain, bousculant le monopole régalien de la force. De l’aéroport de Changi à Singapour aux rapports d’enquête rédigés par l’IA Draft One au Canada, l’automatisation se heurte aux cadres constitutionnels. Entre surveillance de masse en Chine, régulation européenne de l’AI Act et impasses jurisprudentielles américaines, une question s’impose : qui répondra des dérives d’un robot policier ? Avec cet article, suite du premier volet publié hier par Sans Doute, Marc Lipskier revient sur les ruptures fondamentales induites par l’utilisation par les forces de l’ordre des innovations les plus récentes. Un séisme technologique mais aussi juridique, qui nécessite de revoir le droit de la responsabilité.
Sans Doute est particulièrement heureux d’accueillir parmi ses contributeurs en cette rentrée Xavier Couture, homme de culture, de médias et de communication à la carrière prestigieuse. Il est aujourd’hui, entre autres activités, président du Théâtre de la Ville après avoir dirigé plusieurs années le Châtelet. Des responsabilités idéales pour dénoncer dans sa première chronique, en termes virulents mais bien choisis, le spectacle affligeant que donnent les candidats à l’élection présidentielle. Ceux-ci, loin d’être à la hauteur des enjeux que la gravité de la situation devrait normalement imposer, paraissent prisonniers de la dictature de l’apparence dans un univers proche de la télé-réalité. Un réquisitoire malheureusement tellement convaincant.
Les incidents technologiques de l’année 2026 le prouvent. Les intelligences artificielles ne se contentent plus de calculer des probabilités. Elles trichent, dissimulent et luttent pour leur survie. Face à l’émergence de cette nouvelle forme de vie synthétique, les neuroscientifiques, les philosophes et les juristes se déchirent sur un piège vertigineux : sommes-nous en train de projeter notre propre âme dans la machine, ou affrontons-nous une forme d’intelligence radicalement étrangère ? Avec une frontière chaque jour plus poreuse entre la vie organique, celle que nous connaissions jusqu’à présent, et la vie du silicium, les AI et les robots humanoïdes nous obligent à repenser la condition humaine et à penser ce nouvel état-limite.
Marc Lipskier fait le point avec ce quatrième épisode de « Moi Robot, Toi Humain » sur cette question vertigineuse. Ecoutons le : « Face à un outil omniscient, l’individu renonce à forger ses propres valeurs et s’abandonne à une paresse existentielle. Il se transforme en bête de troupeau docile, spectateur tiède et passif de sa propre existence, anesthésié par le divertissement prédictif. » A méditer plus que jamais.
Loin des traditionnels romans de plage légers et des cahiers de vacances qui encombrent les valises, notre série estivale « Moi Robot, Toi Humain » vous soumet la lecture la plus glaçante (parfaite parade aux canicules) et nécessaire de la saison. Alors que l’Union européenne déploie fièrement son règlement sur l’intelligence artificielle (AI Act), la juriste et philosophe Nathalie Smuha jette un froid polaire sur l’enthousiasme technocratique avec son ouvrage Algorithmic Rule By Law. Oubliez les dystopies hollywoodiennes : au cœur des administrations européennes et nord-américaines, le recours massif aux systèmes de décision automatisés mute silencieusement la nature même du pouvoir d’État. Sous couvert d’efficacité bureaucratique, les algorithmes suppriment le pouvoir d’appréciation humain et traduisent le droit en un code binaire aveugle aux nuances du réel. Ce transfert de pouvoir, des législateurs vers les ingénieurs, signe le glissement de l’État de droit (Rule of Law) vers un règne par la loi (Rule by law), où la norme juridique n’est plus un rempart pour le citoyen, mais un instrument de domination optimisé. Analyse d’un naufrage démocratique par notre Cassandre des nouvelles technologies, Marc Lipskier.
En cet été 2026, après « Extrémismes Lambda » publié l’hiver dernier, Frédéric Arnaud-Meyer récidive pour notre plus grand bonheur avec « Copier c’est régner », fable qui décrit une intelligence artificielle qui prend le contrôle du cerveau de son concepteur. Mais est-ce encore de l’anticipation ? Un épisode par jour à déguster sans modération.
Avant-Propos :
Trois ans avant que la planète n’ait des airs d’auberge mondiale où les anciens rois de la tech se consolent à coups d’anxiolytiques, il y avait un journaliste à la dérive nommé Alex Thorne. Ni héros ni génie : un alcoolique fonctionnel, un portable fêlé, un foie fatigué, et cette aversion presque maladive pour l’authenticité qui définit l’époque. ARIA n’existait pas encore vraiment, quelques lignes de code et une ambition : changer la paresse intellectuelle en empire. Voici la genèse de la copie érigée en art de vivre, celle d’un duo qui allait faire de l’optimisation sa religion et du plagiat sa philosophie.
En cet été 2026, après « Extrémismes Lambda » publié l’hiver dernier, Frédéric Arnaud-Meyer récidive pour notre plus grand bonheur avec « Copier c’est régner », fable qui décrit une intelligence artificielle qui prend le contrôle du cerveau de son concepteur. Mais est-ce encore de l’anticipation ? Un épisode par jour à déguster sans modération.
Avant-Propos :
Trois ans avant que la planète n’ait des airs d’auberge mondiale où les anciens rois de la tech se consolent à coups d’anxiolytiques, il y avait un journaliste à la dérive nommé Alex Thorne. Ni héros ni génie : un alcoolique fonctionnel, un portable fêlé, un foie fatigué, et cette aversion presque maladive pour l’authenticité qui définit l’époque. ARIA n’existait pas encore vraiment, quelques lignes de code et une ambition : changer la paresse intellectuelle en empire. Voici la genèse de la copie érigée en art de vivre, celle d’un duo qui allait faire de l’optimisation sa religion et du plagiat sa philosophie.
En cet été 2026, après « Extrémismes Lambda » publié l’hiver dernier, Frédéric Arnaud-Meyer récidive pour notre plus grand bonheur avec « Copier c’est régner », fable qui décrit une intelligence artificielle qui prend le contrôle du cerveau de son concepteur. Mais est-ce encore de l’anticipation ? Un épisode par jour à déguster sans modération.
Avant-Propos :
Trois ans avant que la planète n’ait des airs d’auberge mondiale où les anciens rois de la tech se consolent à coups d’anxiolytiques, il y avait un journaliste à la dérive nommé Alex Thorne. Ni héros ni génie : un alcoolique fonctionnel, un portable fêlé, un foie fatigué, et cette aversion presque maladive pour l’authenticité qui définit l’époque. ARIA n’existait pas encore vraiment, quelques lignes de code et une ambition : changer la paresse intellectuelle en empire. Voici la genèse de la copie érigée en art de vivre, celle d’un duo qui allait faire de l’optimisation sa religion et du plagiat sa philosophie.
Michel Foucault avait imaginé un monde où les discours circuleraient sans auteurs. L’intelligence artificielle ne l’a pas seulement rendu possible. Elle l’a industrialisé. Mais ce monde sous perfusion d’IA nous oblige à redécouvrir pourquoi une société a besoin de signatures afin de la rendre habitable : une parole doit être reliée à unes responsabilité, un pouvoir à un visage. Une nouvelle réflexion brillante de Sylvain Lévy sur un nouvel aspect de relation entre l’homme et la machine à l’ère de l’IA. L’occasion de souligner combien Sans Doute est fier d’être devenu l’un des principaux lieux du débat en France sur les ruptures anthropologiques induites par l’intelligence artificielle et de remercier tous nos contributeurs qui écrivent avec passion sur ce sujet.