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Comment le Qatar étend il son pouvoir depuis 30 ans ? A quelle logique obéissent les ambitions du petit émirat ? Dans cette brillante analyse, Sylvain Lévy met en relief les ambitions impériales du pays, ou les forts et les nouvelles frontières sont remplacés par les musées et le sport : l'expansion territoriale est remplacée par l'influence. A lire pour comprendre ce que cachent les discours officiels.
J'ai écrit cet article parce que le discours actuel sur le Qatar, qui oscille entre enthousiasme et critique, passe systématiquement à côté de ce qui se passe réellement. Il analyse le Qatar à travers ses infrastructures plutôt que son idéologie : comment les musées, les expositions, les institutions sportives et les systèmes administratifs fonctionnent comme des instruments de permanence dans des conditions multipolaires. En nommant ces mécanismes, nous mettons en lumière non seulement la stratégie du Qatar, mais aussi la reconfiguration plus large du pouvoir lui-même. Comprendre ce changement est la condition préalable à tout engagement sérieux dans les domaines de la culture, de la gouvernance et de la responsabilité aujourd'hui.
La volonté impériale n'a pas disparu avec la décolonisation ; elle s'est déplacée. Alors que les empires du XIXe siècle organisaient l'espace à travers les frontières, les chemins de fer et les administrations, le pouvoir du XXIe siècle se consolide à travers des infrastructures culturelles et symboliques.
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