Depuis plus de vingt ans, les États-Unis traversent une succession de crises économiques, sociales et politiques qui débouchent désormais sur une crise morale. Comme toute crise multidimensionnelle, les causes sont diverses et imbriquées. Les actions de l’administration Trump alimentent cette crise, dont la résolution semble improbable à court terme, même si la démocratie américaine a ses antidotes. Une analyse percutante pour Sans Doute de notre contributeur Xavier Denis, installé à New York depuis plusieurs mois.
Politique
Tag
Puisque l’on parle beaucoup d’élections municipales en ce moment, nous proposons un petit retour sur la campagne municipale parisienne de 2020, marquée par de nombreuses surprises et difficultés, dont la moindre n’est pas la crise sanitaire, quelques jours avant le premier tour. C’est l’occasion de revenir sur le surgissement d’un candidat inattendu, Cédric Villani, certes pas totalement nouveau en politique à cette époque, mais qui va se confronter à la dureté de l’une des élections les plus emblématiques de la République. Les questions posées à Cédric, pour le site Sans doute, dans cette interview par Philippe Zamora ne sont évidemment pas celles d’un journaliste professionnel, mais celles d’un camarade de Cédric Villani à Normale Sup (à trois promotions de distance), aujourd’hui haut-fonctionnaire et économiste et qui aime la chose politique. Elles sont donc évidemment posées sans volonté de polémique, mais avec le maximum d’objectivité et surtout sans complaisance aucune.
Bruno Alomar, auteur de La réforme ou l’insignifiance : 10 ans pour sauver l’Union européenne , et chroniqueur régulier de Sans Doute, nous livre son analyse sur le danger majeur qui guette l’Union Européenne: la fin du consensus transpartisan pour faire fonctionner cet ensemble hybride, cette création juridique « sui generis » qui refuse de dire son nom entre fédéralisme ( monnaie, commerce, concurrence) et confédération d’Etats souverains. Pour notre contributeur, il est évident qu’à la lumière des prochains scrutins nationaux, comme des choix effectués aujourd’hui par les principaux responsables européens, cette ambiguité a vécu : la technocratie devra laisser sa place au politique, au risque de détruire les acquis de 70 ans de construction européenne.
Le cambriolage des sublimes bijoux royaux du 19ème siècle intervenu au Louvre dimanche matin dépasse largement le cadre du fait divers. Compte tenu à la fois de la nature des trésors volés, du lieu mondialement connu et de l’émotion suscitée, cet évènement restera comme l’un des évènements marquants de l’année. Mais pour notre directeur de la rédaction, Edouard Boccon-Gibod, stupéfait de l’irresponsabilité des tutelles du Louvre qui ne cessent de se justifier plutôt que d’assumer, ce vol prend une autre ampleur car il est un nouveau révélateur d’un mal bien français : la confiscation par les élites administratives et politiques d’un pouvoir qu’elles n’exercent pourtant qu’au nom de l’ensemble des citoyens. En d’autres termes si notre démocratie fonctionnait encore correctement, la Présidente du Louvre et la Ministre de la Culture auraient déjà dû démissionner.
Les conditions des première et deuxième nomination à Matignon de Sébastien LECORNU laissent penser qu’il sera à tout le moins difficile pour le gouvernement de faire adopter, faute de majorité stable, un budget par le Parlement dans les délais prévus par la Constitution. L’hypothèse où la loi de finances pour 2026 ne pourrait pas être adoptée dans les délais prévus par le texte constitutionnel ne peut, en tout état de cause, pas être écartée.
Vendredi 10 octobre, 16h51, la grande porte du Palais de l’« Élysée » vient de s’ouvrir. On relâche les participants à cette réunion de la dernière chance, le suspens est à son comble, « la situation est inédite et l’heure est décisive ». Silence des protagonistes, les chefs de partis, à la sortie du palais, conscients malgré eux de la lourde charge qu’ils convoitent et qu’ils craignent.
Comme un jeu dans un casino, comme une boule jetée qui roule et tourne, comme un tapis de cartes masquées, comme un match sans fin, le jeu s’impose dans la pratique politique et médiatique. Les deux sont devenus duos, partenaires et adversaires mais liés dans la frénésie des annonces et des propos. Ça bluffe, ça prétend, ça affirme, ça hausse le ton les yeux dans les yeux des écrans multipliés.