L’OCDE vient de publier les derniers chiffres de l’enquête PISA. La France plafonne à 483 points en sciences, mais dégringole à 458 en mathématiques et 456 en compréhension d’écrit. Nous n’étions jamais tombés aussi bas depuis le lancement du dispositif en 2000 : seize points de perdus en mathématiques en trois ans, dix-huit en lecture. Seules les sciences limitent la casse, comme un dernier rempart qui tiendrait encore, on ne sait trop pourquoi, quand tout le reste a déjà cédé. L’analyse sans concession pour Sans Doute, de ces résultats qui nous engagent tous à des degrés divers, de notre spécialiste des questions éducatives Joëlle Alazard, qui dirige l’association des professeurs d’histoire-géographie (APHG).
Inégalités sociales
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La crise du logement est une bombe sociale qui revêt de multiples facettes : les étudiants qui ne sont pas loin de recommencer le mouvement du 22 mars 1968, les coûts de construction qui augmentent plus vite que les revenus, la rareté du foncier, les travaux d’adaptation au changement climatique, les coûts de transformation des actifs tertiaires obsolètes, le coût des loyers, l’insuffisance de logements sociaux, les EHPAD qui coûtent plus chers que les pensions de retraite, l’impossibilité de déménager que ce soit pour accepter un travail « ailleurs », pour décohabiter ou pour agrandir sa famille…Une véritable bombe à fragmentation donc, comme le décrit si bien notre spécialiste du logement Xavier Lépine pour les lecteurs de Sans Doute. L’occasion pour lui de nous proposer des pistes originales pour sortir enfin d’un modèle sclérosé.
Le projet de loi sur l’aide à mourir revient en examen au Parlement le 12 mai 2025. Deux propositions de loi distinctes, une sur les soins palliatifs et l’autre sur l’aide à mourir, devraient être examinées et soumises au vote courant mai 2025. La version proposée sur l’aide à mourir reprend une part substantielle des amendements issus des débats parlementaires de 2024. Si ces derniers ont été jugés constructifs, ils ont curieusement ignoré la question économique de la fin de vie et son impact social.
Sur le papier, l’idée d’une somme d’argent dédiée aux jeunes pour des produits culturels, est louable. Mais, comme souvent, inscrire une initiative politique en dehors de tout contexte des mécanismes de reproduction sociale est rarement couronné de succès. Au-delà du montant, il y a aussi l’exemple qu’on donne aux Français. Bref, pour Fabrice Baumgartner cette expérience est, hélas, un coup pour rien.