Vingt-cinq minutes d’ovation à la Mostra de Venise d’un côté, des menaces et des manifestations devant le domicile des parents de l’une des réalisatrices, de l’autre. Le film NAZA, « victimes collatérales » en hébreu, ne laisse personne indifférent. Fondé sur les témoignages anonymes de vingt-quatre militaires ou membres des services israéliens, le film de Yuval Abraham et Rachel Szor qui sort demain en France pour deux jours avant sa mise en ligne à titre gracieux par le « Guardian », interroge la conduite de la guerre à Gaza. Elie Elkaim, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats du canton de Vaud et ancien président de la LICRA suisse, voit dans cette polarisation extrême le révélateur de deux aveuglements : celui d’une peur juive ancienne, ravivée par le 7 octobre jusqu’à en devenir pathologique, et celui d’une condamnation d’Israël par un Occident qui se croit à l’abri de tout soupçon. Une tribune exigeante, loin des anathèmes des réseaux sociaux et des cris de haine entendus dans les manifestations, qui s’adresse aux deux camps.
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« Du rêve au cauchemar, un immense gâchis ! » titre La Montagne après la cuisante défaite de Brive vendredi dernier, en demi-finale du championnat de France de rugby ProD2. « A jamais les meilleurs », titre Le Parisien résumant la brillante prestation du PSG. Même si, au-delà de cette éclatante victoire, des débordements inacceptables transforment la victoire en cauchemar.
Où sont-elles, depuis le 7 octobre ?… Où sont-elles les « camarades » de l’avocate Michelle Dayan qui a consacré sa carrière à défendre les femmes, toutes les femmes ! Au-delà des clivages, de toutes les opinions ou de toutes les sensibilités. Elles sont absentes. Le parvis des Droits de l’Homme est vide de toute solidarité. Notre époque a la compassion sélective et la fracture idéologique de plus en plus importante.