Il n’est pas un domaine dans lequel Donald Trump n’essaye pas de bousculer les conventions pour servir les intérêts des Etats-Unis mais aussi servir les siens propres ou ceux de ses obligés. En l’occurrence, la promotion des stablecoins – ces monnaies numériques adossées au dollar – en sont une nouvelle démonstration que décrypte notre spécialiste de l’économie américaine Xavier Denis
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Il serait erroné de voir la criminalité économique comme un mal contemporain. Elle serait plutôt de l’ordre d’une épidémie. Avant les paradis fiscaux, les cryptomonnaies et les krachs boursiers, il y eut une balance truquée sur un marché antique. Un geste anodin, presque banal, mais porteur d’un virus redoutable – celui de la distorsion de confiance.
Il y a une petite décennie, en plein essor de la finance « durable », les coalitions se succédaient pour annoncer des engagements considérables de fléchage des investissements futurs et des positions toujours plus strictes sur les critères ESG (critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) à appliquer aux investissements.
Droits de douanes décidés de manière intempestive, coupes brutales dans les budgets fédéraux, promotion des cryptomonnaies, dérèglementations massives… la politique économique de Trump apparait non seulement contraire à celle de son prédécesseur, mais surtout manquer de cohérence et de sérieux. Et pourtant, elle renvoie à une analyse précise développée par son concepteur, Stephen Miran, l’actuel économiste en chef de la Maison Blanche. David Cayla décortique cette stratégie… et ses limites.