En 2002 en Corée, la victoire historique du Sénégal contre la France, championne du monde en titre, avait stupéfait le monde du football. Notre contributeur François Jay, spécialiste de l’Afrique et grand fan de foot devant l’Eternel avait publié en 2007 dans Libération une tribune dans laquelle il faisait alors remarquer que, de même que les Français étaient allés en Italie pour apprendre à gagner avant de devenir champions du monde en 1998, les Lions de la Terranga étaient venus apprendre à gagner en France avant de battre l’équipe championne du monde. Aujourd’hui, il explique aux lecteurs de Sans doute, que les succès des footballeurs africains depuis le début de la Coupe du Monde 2026 outre-Atlantique ne sont plus une anecdote, mais le fruit d’une stratégie bien déterminée.
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La première conséquence de la crise au Moyen-Orient pour l’Afrique ? Son vacarme assourdissant a définitivement détourné l’attention du sort des chrétiens du continent. Le sort des Gazaouis mobilise les chancelleries, la rue, les « quartiers populaires » et suscite une solidarité (contre leur « oppresseur ») qu’on n’avait plus connue depuis longtemps ; les terroristes du Hezbollah du sud-Liban font la une en tuant des soldats français. On s’apitoie sur le sort de la population iranienne (même si ce n’est pas au point de soutenir une action pour l’affranchir de ses despotes…). On se révolte quand un soldat israélien profane un crucifix. Mais les chrétiens d’Afrique, eux, meurent en silence. Une tribune en forme de cri du coeur pour Sans Doute de notre contributeur spécialiste du continent africain François Jay.
Après avoir alerté les lecteurs de Sans Doute sur les menaces qui pesaient sur la COP30 organisée à Belem avant son ouverture, Pierre-Etienne Franc revient sur celle-ci à peine terminée. Le moins que l’on puisse dire c’est que la séquence brésilienne laisse un goût amer à notre spécialiste de la transition énergétique. Puisqu’il s’agit ici…
60 millions de francophones s’apprêtent à élire (réélire ?) leurs présidents en octobre / novembre : le Cameroun, avec un vote unique, le 12 octobre et la Côte d’Ivoire, à deux tours potentiels, le 25 du même mois. Le moment de scruter ce qui rapproche et distingue ces deux grands pays aux trajectoires si différentes, malgré de nombreux points communs.
Dans les tranchées glacées d’Ukraine, un jeune Somalien pleure. Il pensait venir en Russie pour « donner un avenir à sa famille ». Il se retrouve en première ligne, sans comprendre la langue, sans connaître l’ennemi. Bienvenue dans la nouvelle « Force Noire » de Vladimir Poutine – une machine à broyer la jeunesse africaine au service de l’empire russe renaissant.
Une crise sanitaire majeure se joue à bas bruit, loin des radars médiatiques, dans des dizaines de pays d’Afrique, d’Asie et d’ailleurs. Elle ne fait pas la une des journaux, n’alimente pas les chaînes d’information en continu, n’émeut pas les opinions publiques, et laisse les dirigeants européens singulièrement passifs.
Le 15 février 2017, en pleine campagne électorale, le jeune candidat Emmanuel Macron déclare à la surprise générale – à Alger de surcroit ! – que « la colonisation a été un crime contre l’humanité ». Ce qui aurait pu être un simple propos de campagne a en fait été le préambule de toute une série de maladresses qui ont abouti à un affaiblissement durable de la France en Afrique. François Jay, notre expert du continent africain exerce pour les lecteurs de Sans Doute le devoir d’inventaire de l’action du Président de la République 8 ans jour pour jour après ses propos malheureux.
Amadou Hampâté Bâ disait « En Afrique, l’Islam n’a pas plus de couleur que l’eau d’une rivière, c’est ce qui explique son succès : il se colore aux teintes des terroirs et des pierres sur lesquels il coule »[1] Mais, depuis plus de 40 ans, cet islam « africain »[2] ancestral – traditionnellement moins rigoriste que d’autres, plus pacifique et ouvert aux autres spiritualités, « vert clair » en quelque sorte – plie sous les coups de ses ennemis ; il menace aujourd’hui de disparaitre.