Une première lecture de la nouvelle tribune que propose Marie-Victoire Chopin pour Sans doute, peut déconcerter un lecteur distrait. Entre un texte sur une énième foucade de Trump et une analyse très pointue sur la transition écologique, nous nous sommes demandé si nos abonnés pourraient être sensibles au problème qu’elle évoque, car nous savions que nos abonnées le seraient. Raison de plus pour les hommes de relire ce texte plusieurs fois, hymne au respect et à la véritable égalité femme/homme.
Depuis quelques années, les gouvernements parlent des adolescents et des réseaux sociaux avec les mots autrefois réservés au tabac ou à l’amiante : addiction, toxicité, dommages irréversibles. En Australie, l’accès aux plateformes sociales est désormais interdit avant seize ans. En France, le législateur s’oriente vers une interdiction pour les moins de quinze ans. Ailleurs en Europe, des seuils similaires sont à l’étude, parfois assortis d’un consentement parental ou de dispositifs techniques de contrôle.Pour Sans Doute, Marie-Victoire Chopin nous livre son analyse, et nous prévient : attention aux solutions miracles. Ce dont les enfants et les adolescents auront toujours besoin en réalité, c’est de parents présents et la loi ne pourra rien y faire.
« Charge mentale ». Que le premier qui n’a jamais utilisé cette expression lève le doigt ! A force de dilution, de généralisation et de réappropriation par des groupes sociaux qui n’ont rien à voir avec la cause des femmes, la notion a perdu en pertinence en apparence. Pour Sans Doute, Marie-Victoire Chopin répare cette injustice pour nous expliquer combien cette charge mentale qui touche toutes les femmes est facilement mesurable, combien l’émergence des réseaux sociaux en a aggravé le poids et à quel point elle dit quelque chose de nous tous en tant que société.
Dans un monde aussi atomisé et individualiste que le nôtre, la tribune que propose, pour Sans doute, la docteure en Psychologie, Marie-Victoire Chopin, sonne comme la découverte d’un chemin oublié, à l’instar de ces voies romaines qui continuent de vivre sous les ronces. Rappelant ce dicton du Moyen-âge : « Noblesse naît de bon courage. Car gentillesse de lignage, n’est pas gentillesse qui vaille » (Le roman de la Rose)
L’hôpital français n’est plus seulement en crise de moyens : il traverse une mutation culturelle profonde. Derrière la pénurie d’infirmiers, le turnover massif et la fatigue des cadres, se dessine une réalité générationnelle : celle d’un monde du soin qui rajeunît, mais dont les codes, eux, n’ont pas suivi.