Je fixe mon écran, ChatGPT Agent refuse encore de fonctionner. « Indisponible dans votre région pour des raisons réglementaires. » Bullshit. À trois tables de moi, un type de chez McKinsey explique à sa collègue pourquoi l’Europe « prend du retard en IA ». Je commande un double espresso. Cette fois, je vais infiltrer cette mascarade jusqu’au bout.
Je suis au comptoir, coincé entre un surfeur en tongs et une prof de yoga qui boit son troisième Mai Tai. On parle météo, prix du poisson, vagues… puis quelqu’un lâche :
« T’as vu pour D.C. ? La Garde nationale. Direct, comme ça. »
Et là, ça baisse d’un ton. Pas parce que le groupe de musique joue plus fort. Parce qu’ici, même à huit mille kilomètres du Capitole, on sait que c’est un signe.
Marc Benioff roule en Hummer blanc dans les rues de Waimea, Hawaii. Derrière ses lunettes de soleil, le PDG de Salesforce observe son royaume de 600 acres acquis en silence, par le biais de sociétés écrans anonymes. Valeur : 100 millions de dollars. Pendant ce temps, le prix médian des maisons a explosé de *87% depuis la pandémie, dépassant 1 million de dollars* dans cette ville agricole de 10 000 habitants.
Caïn et Abel. Premier laboratoire de la violence humaine, première démonstration de notre science paradoxale.Le même cerveau qui invente l’agriculture invente le meurtre. Le berger nomade face au sédentaire technologique. Première guerre de civilisation, premier détournement du génie créateur vers la destruction. Bug fondamental dans le code source de l’humanité.
Putain, six mois que je traque les sorciers de la viralité comme un obsédé. Pas pour les dénoncer, mais, au contraire, pour voler leurs sorts. Mon bureau ressemble à celui d’un profileur du FBI : photos de Casey Neistat punaisées au mur, graphiques de croissance virale partout, post-it fluorescents qui dessinent la carte du génie digital.
Il était trois heures du matin dans un café parisien quand la révélation m’a frappé comme un éclair de génie alcoolisé. Face à moi, un éminent professeur de philosophie dissertait sur l’impossibilité de changer les esprits fermés, ses mains tremblotant autour de son espresso. « Impossible », répétait-il, « absolument impossible de pénétrer ces forteresses mentales. »
Aujourd’hui, je vous enseigne la Réduction de Trolls : l’art de faire fondre les cœurs de pierre comme du beurre sur une radiographie de Tchernobyl. Technique inspirée des grands chefs qui arrivent à faire pleurer les oignons AVANT de les éplucher.Durée moyenne : 7 échanges sur 3 jours (ou 3 séances de thérapie)Taux de réussite : 43% de conversion totale (mieux que Tinder)Putain, c’est plus beau que la paix mondiale !
Mes chers sapeurs-démolisseurs de la beauté,
SITUATION : Vous faites face à un ennemi plus coriace que le troll basique. Un spécimen qui débite des discours GONFLÉS, des slogans VIDES, des promesses CREUSES. Bref : une baudruche populiste en pleine expansion.
Le Haïku au Vitriol ne suffit plus. Il faut sortir l’artillerie lourde.
Aujourd’hui, je vous enseigne le Soufflé d’Authenticité : l’art de faire exploser les discours à l’air chaud par simple injection de réalité brute.
Technique développée après 28 ans à désamorcer les bullshits marketing. Efficacité garantie ou remboursé.