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L’abandon du projet franco-allemand d’avion de combat, le fameux SCAF, est-il un échec pour l’Europe ? Et qui porte la responsabilité de la fin du projet européen le plus emblématique en termes de défense souveraine ? Echec insurmontable ou opportunité de rebond pour construire l’Europe de la défense de demain ? Trois questions cruciales auxquelles notre contributeur Christophe Robin, grand spécialiste de l'aéronautique, civile et de combat donne, pour Sans Doute, les clés d'une alliance mal née.
Le temps était plus que maussade cette semaine pour le salon aéronautique ILA Berlin. D’un point de vue climatique, certes, mais aussi avec une atmosphère orageuse entre hauts responsables politiques et industriels, français et allemands, de l’aéronautique européenne. Des turbulences subies depuis plusieurs mois.
Inaugurant ILA ce 10 juin, le chancelier Merz a donc laissé tomber le couperet fatidique au pilier « Avion de combat » du programme SCAF (Système de Combat Aérien du Futur), le NGF (New Generation Fighter), enjeu des rivalités entre Airbus et Dassault Aviation.
« Le président français et le chancelier allemand sont arrivés au constat partagé que les entreprises ne parviennent pas à s’entendre sur la construction d’un avion de combat commun » a indiqué Berlin, ajoutant : « Le chancelier Merz a donc suggéré au président Macron de ne plus poursuivre la construction d’un avion de combat commun ».
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