Partager cet article
Tout à notre focalisation -notre fascination autant que nos peurs ?...- devant les guerres moyen-orientales ou ukrainienne, les règlements de compte entre trafiquants de drogues dans des cités devenus zones de non-droit, nous en oublions d’autres drames qui méritent qu’on s’y arrête. Parmi eux, les plus odieux sont, sans nul doute, les usines d'esclaves qui exploitent d’autres humains. Un système dont, parfois, nous nous accommodons sans le savoir. Pour Sans Doute, Karine Schaub montre comment, dans des parties du globe où règne la misère, les malfaisants de toutes sortes s’enrichissent odieusement. Glaçant !
L’industrie mondiale des arnaques en ligne, largement basée sur les cryptomonnaies, s’est transformée en une machine criminelle massive alimentée par la traite d’êtres humains. Selon un rapport des Nations Unies publié en février 2026, au moins 300 000 personnes provenant de 66 pays sont aujourd’hui forcées de travailler dans des centres d’escroquerie en ligne en Asie du Sud-Est. Ce chiffre est en forte hausse par rapport aux estimations de 2023, qui évoquaient environ 220.000 victimes concentrées principalement au Myanmar et au Cambodge.
Ces centres — souvent appelés scam compounds — fonctionnent comme de véritables usines à fraude. Les victimes y sont attirées par de fausses offres d’emploi, puis séquestrées. Une fois sur place, leurs passeports sont confisqués et elles sont contraintes d’escroquer des internautes dans le monde entier.
Article réservé aux abonnés
Abonnez-vous gratuitement pendant 1 mois
Profitez d'un accès illimité à l'ensemble de nos contenus en ligne et toutes nos newsletters.
Bénéficiez de votre abonnement gratuit