Qui ou quoi pour empêcher le Rassemblement National d’accéder au pouvoir en France en 2027 ? A 14 mois de la prochaine élection présidentielle, Robert Dujarric passe en revue pour Sans Doute les différents facteurs susceptibles d’enrayer la marche vers le pouvoir du parti d’extrême-droite. Il en arrive à la conclusion que Donald Trump est probablement le pire soutien que Jordan Bardella ou Marine Le Pen puissent espérer pour l’emporter…
Comme l’aurait dit Mark Twain, « Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir ». En tenant compte de cet avertissement, que peut-on dire sur ce que l’année 2026 apportera de nouveau en Asie du Nord-Est ? Pour sa rentrée pour Sans Doute, notre contributeur Robert Dujarric installé à Tokyo et grand spécialiste de l’Asie, nous propose un tour d’horizon d’une année de tous les dangers.
Il ne faut pas se faire d’illusion : Trump ne sera jamais du côté des démocraties. Elles ont trop d’éthique et d’humanisme, bien loin du seul dieu qu’il chéri et vénère : le fric. Et cela, seul un poutine qui pille sans vergogne les richesses de son peuple peut le lui offrir. Pour Sans doute, le franco-américain Robert Dujarric, expert en géopolitique en donne une démonstration sans appel.
Il est difficile de penser à un poste moins enviable que la mairie de New York, fonction qui incombera à Zohran Mamdani le premier janvier. Ville de plus de huit millions d’habitants, représentant toutes les strates socio-économiques, dotée d’un dynamisme inégalé et d’une infrastructure vétuste, New York est certainement proche de l’ « ingouvernamentalité ».
Sanae Takaichi est maintenant la présidente du Parti Libéral-Démocrate (PLD), la formation politique hégémonique du Japon depuis la fin des années 1940 (fondée en 1955, mais par le fusion de deux partis de gouvernements). L’équivalent le plus proche du PLD en Europe fut la Démocratie chrétienne italienne: tactiquement flexible, corrompu mais efficace, conservateur sans être trop sectaire, pro-américain, en proie à des lutes internes, prompt à s’adapter pour survivre.
Le Parti communiste chinois a commémoré le 3 septembre, avec un défilé militaire, le « 80e anniversaire de la victoire de la guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise et de la guerre mondiale antifasciste. » Le conseil de Shakespeare « brevity is the soul of wit » (La brièveté est l’âme de l’esprit) est visiblement inconnu du Politburo.
Clausewitz écrit que l’emploi de la force n’est pas incompatible avec l’utilisation de l’intelligence. Le général-professeur ajoute que la guerre ne peut être menée que par des hommes dotés d’un intellect exceptionnel. Malgré les conseils du prophète de la « Kriegsakademie », bien des hommes d’un intellect que personne ne qualifierait d’exceptionnel ont dirigé des pays en guerre.
La République de Corée (Corée du Sud) a vécu une année agitée. Frustré par ce qu’il considérait comme l’obstructionnisme de l’opposition, majoritaire à l’Assemblée nationale, le président Yoon Suk Yeol déclara la loi martiale. Comme prévu, la tentative de Yoon se termina en queue de poisson. Après une tragi-comédie, barricadé avec ses gardes du corps dans le palais présidentiel, Yoon fut destitué.