Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites, nous le savons depuis la formule caustique de François Ponsard en 1853. Didier Holleaux notre spécialiste des énergies fossiles, revisite pour Sans Doute le discours sur le pétrole vénézuélien de Donald Trump à cette aune, pour en dénoncer tous les effets pervers. Ces déclarations, suite à son assaut sur le Venezuela, pourraient en effet déstabiliser l’industrie pétrolière mondiale, en commençant paradoxalement par les entreprises américaines.
La manipulation de l’information par les puissances belligérantes pour défendre leurs intérêts est une composante essentielle des conflits modernes. Dans le cas de l’agression russe contre l’Ukraine, le secteur de l’énergie et en particulier du gaz, où la Russie tenait de fortes positions en Europe, est un cas d’école nous explique notre contributeur Didier Holleaux, en revenant sur les attaques contre le gazoduc Nordstream
La publication le 16 septembre d’un nouveau rapport de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) a été considérée par de nombreux observateurs comme un revirement majeur de cette agence en faveur du développement des hydrocarbures. En fait, il s’agit d’un rappel aux réalités pour les gouvernements du monde entier sur l’urgence d’agir pour réduire les gaz à effet de serre.
À partir de 2021 la Russie a commencé à utiliser le gaz comme une arme contre l’Europe. Dans un premier temps, la restriction de ses exportations à court terme lui a permis d’aggraver la situation d’excès de demande par rapport à l’offre de gaz et de faire monter les prix, et cette restriction s’est avérée très rentable pour les exportations Russes dont le prix unitaire a explosé au-delà de 100 EUR/MWh (MégaWatt-heure) dès l’automne 2021, contre une moyenne de 20 à 25 EUR/MWh durant la décennie qui précédait la Covid.