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Entre menaces et injonctions, le président américain tente de faire plier le monde entier, sur tous les sujets. Gâté par son père qui l'a couvé jusqu'au bout, comme un enfant capricieux, il ne comprend pas que l'on puisse faire autre chose que ce qu'il souhaite. Pendant ce temps, les nations qui le peuvent, continuent d'avancer en matière de transition énergétique. Comme le souligne pour Sans Doute Pierre-Etienne Franc, co-fondateur et directeur général d’Hy24, nombre de grands pays, ont su encore mobiliser des moyens très importants pour tenter de sauver la planète.
Comment va le renouvelable mondial ? Il avance, merci à tous !
En effet, les anathèmes des équipes du Président américain déversés sur toutes les tribunes mondiales, de l’ONU à Davos , sans passer à Bélem, et les actions menées pour décaler le vote de l’Organisation maritime internationale sur le Net Zero Framework[1] n’ont pas suffi. Le monde a continué sa longue progression pour décarboner son mix énergétique.
En 2025, plus de 2300 milliards d’euros ont été mobilisés dans le monde pour déployer les différentes infrastructures et objets de la transition énergétique, des réseaux aux véhicules, en passant par les parc solaires et éoliens. Cela représente une capacité installée en 2025 de renouvelable estimée par l'Agence Internationale de l'Energie à près de 750 GW. Au total, sur une base de fonctionnement tenant compte de l’intermittence, la production d’électricité annuelle ainsi permise par ces nouvelles capacités sera supérieure à celle des actifs fossiles au premier semestre 2026, toujours d’après le think tank Ember. La composition de cette dynamique évolue vers les secteurs aval de la production, réseaux, infrastructures de charges et de transmission, véhicules et autres équipements électriques. L’essor concomitant de la génération d'énergies renouvelables se poursuit, mais à un rythme réduit de 10% environ pour le solaire et l’éolien (essentiellement du fait du léger ralentissement chinois). Nous sommes entrés dans la phase critique de transformation et d’adaptation des usages, donc des réseaux et des consommateurs finaux.
Le mouvement est tiré par la Chine, premier marché mondial de la transition, concentrant autour d’un tiers des investissements mondiaux, soit de l’ordre de 800 milliards de dollars, selon BloombergNEF, même si cette année l’empire du milieu a fait “un petit bond en arrière” (-4%) en ce qui concerne sa propre capacité de production. Sur les chaînes industrielles, la Chine occupe une position dominante : plus de 80% de plusieurs segments clés de la fabrication photovoltaïque (wafers, cellules, modules) et environ 70–80% des capacités de fabrication de cellules de batteries selon l’AIE. Le reste de l’Asie suit, l’Inde en tête, avec une croissance pour sa part de plus de 15%, quand les autres pays de la zone sont tous en progression du Japon à l’Australie, de la Corée au Vietnam.
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