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Terrorisme

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Chrétiens d’Afrique : le crime occulté

La première conséquence de la crise au Moyen-Orient pour l’Afrique ? Son vacarme assourdissant a définitivement détourné l’attention du sort des chrétiens du continent. Le sort des Gazaouis mobilise les chancelleries, la rue, les « quartiers populaires » et suscite une solidarité (contre leur « oppresseur ») qu’on n’avait plus connue depuis longtemps ; les terroristes du Hezbollah du sud-Liban font la une en tuant des soldats français. On s’apitoie sur le sort de la population iranienne (même si ce n’est pas au point de soutenir une action pour l’affranchir de ses despotes…). On se révolte quand un soldat israélien profane un crucifix. Mais les chrétiens d’Afrique, eux, meurent en silence. Une tribune en forme de cri du coeur pour Sans Doute de notre contributeur spécialiste du continent africain François Jay.

Samuel Paty, outre-tombe, devait encore se défendre.

Il est des procès qui disent plus que ce qu’ils jugent. Celui qui s’est achevé le 2 mars 2026 devant la cour d’assises spéciale de Paris – cinq semaines d’audiences, quatre accusés, un verdict longuement attendu – restera dans les mémoires non seulement pour les peines prononcées, mais pour ce qu’il a révélé, dans sa chair même, de l’état de notre démocratie et de la fragilité de ceux qui en sont, chaque jour, les serviteurs les plus exposés : les enseignants. Car il s’est passé quelque chose dans cette salle que l’on ne saurait taire, quelque chose qui dépasse les attendus et les dispositifs, quelque chose que la technique juridique ne suffit pas à nommer. Pendant cinq semaines, avec méthode et constance, la défense d’Abdelhakim Sefrioui a instillé une petite musique – insidieuse, patiente, calculée : et si Samuel Paty avait discriminé des élèves musulmans ? Et si, d’une certaine manière, il portait une part de responsabilité dans ce qui lui était arrivé ? Samuel Paty, décapité dans une rue de Conflans-Sainte-Honorine le 16 octobre 2020, était donc à nouveau convoqué. Non comme victime. Comme prévenu. Une tribune exclusive pour Sans Doute et ses lecteurs, de Joëlle Alazard, présidente de l’Association des Professeurs d’Histoire-Géographie, à lire d’urgence pour partager le désarroi des enseignants après ce verdict.

Préserver l’Islam africain pour protéger l’Occident de l’islamisme ?

Amadou Hampâté Bâ disait « En Afrique, l’Islam n’a pas plus de couleur que l’eau d’une rivière, c’est ce qui explique son succès : il se colore aux teintes des terroirs et des pierres sur lesquels il coule »[1] Mais, depuis plus de 40 ans, cet islam « africain »[2] ancestral – traditionnellement moins rigoriste que d’autres, plus pacifique et ouvert aux autres spiritualités, « vert clair » en quelque sorte – plie sous les coups de ses ennemis ; il menace aujourd’hui de disparaitre.

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