En cette fin d’année scolaire, le rituel des examens nationaux s’accompagne, comme toujours, de la litanie des rapports alarmants sur le niveau des élèves. Orthographe en déroute, syntaxe fracturée, grammaire ignorée… On s’empresse souvent de classer ces débats au rayon des querelles de clocher ou d’un conservatisme nostalgique. C’est un tort : la question mérite mieux qu’un haussement d’épaules, même si elle mérite aussi mieux que la dramatisation. Car la maîtrise de la langue n’est pas qu’une affaire de dictée. Elle conditionne, en partie, la capacité des citoyens à participer pleinement à la vie démocratique. L’école républicaine n’a pas seulement pour mission de former des travailleurs employables ; elle a la responsabilité de forger des citoyens capables de s’exprimer, d’argumenter, de se défendre par la parole. Cette faculté porte un nom millénaire : le logos. Au moment où débutent les vacances scolaires, un texte de fond de Joëlle Alazard, Présidente de l’Association des Professeurs d’Histoire-Géographie, sur les missions de l’école.
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