Ils promettent la baisse du chômage, la hausse du pouvoir d’achat, des martingales à chaque coin de meeting. Un seul chiffre manque à leurs programmes : 1 %, la croissance potentielle de la France. Un chiffre peu flatteur, que personne n’ose prononcer, et qui pèse pourtant plus lourd que toutes leurs promesses réunies. Car à 1 % contre 2 % outre-Atlantique, les intérêts composés font le reste : un décrochage de 34 % en vingt-cinq ans, et des Français qui renonceront un jour à des soins que d’autres pourront s’offrir. Bruno Alomar explique aux lecteurs de Sans Doute pourquoi la seule question qui vaille, travailler plus et mieux, est aussi celle qui rapporte le moins de voix.
04