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La crise du logement au XXI° siècle : la solution est dans le problème !

La crise du logement est une bombe sociale qui revêt de multiples facettes : les étudiants qui ne sont pas loin de recommencer le mouvement du 22 mars 1968, les coûts de construction qui augmentent plus vite que les revenus, la rareté du foncier, les travaux d’adaptation au changement climatique, les coûts de transformation des actifs tertiaires obsolètes, le coût des loyers, l’insuffisance de logements sociaux, les EHPAD qui coûtent plus chers que les pensions de retraite, l’impossibilité de déménager que ce soit pour accepter un travail « ailleurs », pour décohabiter ou pour agrandir sa famille…Une véritable bombe à fragmentation donc, comme le décrit si bien notre spécialiste du logement Xavier Lépine pour les lecteurs de Sans Doute. L’occasion pour lui de nous proposer des pistes originales pour sortir enfin d’un modèle sclérosé.

Le bal des hypocrites

Rien de plus insupportable que ceux qui jouent à un jeu sans en respecter les règles, le tout en parfaite connaissance de cause. Que dire alors lorsque les habituées de ces pratiques sont des institutions bancaires et financières de la place chez qui il arrive que l’épargnant moyen dépose ses modestes économies ? Et bien cet épargnant, ou tout simplement le citoyen lambda, attend pour le moins que ces établissements soient sanctionnés de manière dissuasive lorsque ils se font prendre la main dans le sac. Pour les lecteurs de Sans Doute, notre spécialiste de la lutte anti-blanchiment Karine Schaub nous explique que si un système de sanctions existe bien, il rate en très grande partie son objectif : en ne ciblant que le résultat net de l’entreprise mise à l’amende, les sanctions n’empêchent suffisamment pas les modèles de se perpétuer. Aussi pour atteindre un résultat réellement dissuasif, notre contributrice fait des propositions novatrices pour cet éventail de sanctions, reposant notamment sur l’engagement de la responsabilité personnelle des cadres dirigeants supervisant ces opérations. A cette condition seulement, le bal des hypocrites cessera peut être.

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