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Un rapport parlementaire publié le 11 février propose une série de mesures pour relancer la natalité, dont une allocation mensuelle de 250 euros dès le premier enfant sans conditions de ressources et un congé parental mieux rémunéré… pour un coût annuel de 5 à 10 milliards d'euros par an pour la Sécurité sociale. Pour Sans doute, le professeur d'économie de la Santé, Frédéric Bizard, estime que si certaines mesures préconisées ont un intérêt, le rapport fait l'impasse sur deux éléments clés : la réduction de la mortalité infantile, et l'amélioration des perspectives économiques pour les jeunes générations.
Le rapport de la mission parlementaire sur les causes et les conséquences de la baisse de la natalité publié le 11 février dernier appelle à une "révolution de la politique familiale" en mettant l'accent notamment sur une allocation universelle mensuelle de 250 euros par mois sans conditions de ressources et un congé parental unifié.
Deux sujets majeurs sont pourtant curieusement occultés par ce rapport, et la priorité donnée à une hausse des dépense publiques (non financées) dans un contexte de quasi-faillite de notre Sécurité sociale peut surprendre.
I Premier objectif: Réduire la mortalité infantile, un impératif trop méconnu
Mieux protéger les enfants déjà désirés est un impératif.
Avant de chercher à convaincre des jeunes couples qui ne souhaitent pas avoir d’enfant, il serait plus efficace et plus juste de sécuriser le parcours de la natalité pour ceux qui en veulent. Or, en quinze ans, la France a chuté dans les classements européens en matière de mortalité infantile, révélant l’échec des plans de périnatalité successifs et la dégradation de la qualité de notre système hospitalier.
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