Entre menaces et injonctions, le président américain tente de faire plier le monde entier, sur tous les sujets. Gâté par son père qui l’a couvé jusqu’au bout, comme un enfant capricieux, il ne comprend pas que l’on puisse faire autre chose que ce qu’il souhaite. Pendant ce temps, les nations qui le peuvent, continuent d’avancer en matière de transition énergétique. Comme le souligne pour Sans Doute Pierre-Etienne Franc, co-fondateur et directeur général d’
Hy24, nombre de grands pays, ont su encore mobiliser des moyens très importants pour tenter de sauver la planète.
Après avoir alerté les lecteurs de Sans Doute sur les menaces qui pesaient sur la COP30 organisée à Belem avant son ouverture, Pierre-Etienne Franc revient sur celle-ci à peine terminée. Le moins que l’on puisse dire c’est que la séquence brésilienne laisse un goût amer à notre spécialiste de la transition énergétique. Puisqu’il s’agit ici…
La lecture de la vision du secrétaire américain à l’Energie dans un article récent de The Economist est assez sidérante. Il y a de quoi être inquiet à la fois sur les faits et sur le fond du projet proposé aux Américains et au reste du monde. Acteur engagé de la transition énergétique, Pierre-Etienne Franc publie un ouvrage – aux éditions de l’Aube – qui propose une réponse structurée à cette apologie fossile et productiviste. Pour Sans doute, il livre quelques-unes de ses analyses.
Nous sommes en visite à Boden, chez Stegra, le plus grand projet industriel actuel en Europe, chantier permanent encore au milieu du gué, mais ça bosse ! La nuit ne tombe plus sur ce site, non seulement parce que à cette latitude il ne fait plus nuit fin juin, mais aussi parce que les lumières des chantiers sont en mode permanent. 3000 personnes, des dizaines de contractants.
Il y a une petite décennie, en plein essor de la finance « durable », les coalitions se succédaient pour annoncer des engagements considérables de fléchage des investissements futurs et des positions toujours plus strictes sur les critères ESG (critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) à appliquer aux investissements.
L’Europe est aujourd’hui devant ses responsabilités. Le retournement apparent d’alliances achève la bulle historique du bloc atlantique, et signe définitivement la fin du rêve de paix perpétuelle dans un univers toujours plus démocratique de F. Fukuyama. La « mort cérébrale » annoncée de l’OTAN n’est certes pas entérinée, mais la fracture ouvre un chantier de questions et d’urgences qui dépassent la seule notion de défense.
Au détour d’une ouverture paisible, entre une échelle et un chemin glacé, nous nous sommes arrêtés. Bernard, tout à son ouvrage habituel, nous a fait l’article de sa région, la Savoie du Lac, le plateau Gavot, impluvium de l’eau d’Evian. Il nous rappelle les lois que nous avons tous apprises sur la distribution des végétations, des feuillus aux conifères, au fil de la montée en altitude, elle-même évoluant vers le haut avec l’élévation des températures liée au changement climatique.
Alors que le Salon de l’agriculture vient de fermer ses portes à Paris, le secteur français et européen restent sous forte tension. Quel avenir économique pour les exploitants agricoles indépendants, toujours pris en étau entre la charge normative, la pression à la baisse des cours de leurs produits et des politiques d’achat des grandes centrales, les hausses des prix de l’énergie et des intrants, et l’inflation que seul le « dumping » de la Russie, premier exportateur d’engrais azotés vers l’Europe, semble compenser ?
S’il convient de toujours rester dans l’allégorie, il faut avouer qu’à certains égards le dernier épisode de la trilogie du « Dollar » (ou de l’Homme sans nom) de Sergio Leone, présente de nombreuses similitudes avec la problématique géopolitique actuelle entre les trois zones qui restent centrales dans le développement économique et l’avenir énergétique et climatique de la planète, à savoir l’Europe, les Etats-Unis, et la Chine.