Tout à notre focalisation -notre fascination autant que nos peurs ?…- devant les guerres moyen-orientales et ukrainienne, les règlements de compte entre trafiquants de drogues dans des citées devenus zones de non-droit, nous en oublions d’autres drames qui méritent qu’on s’y arrête. Parmi eux, les plus odieux sont, sans nul doute, les usines d’esclaves qui exploitent d’autres humains. Un système dont, parfois, nous nous accommodons sans le savoir. Pour Sans Doute, Karine Schaub montre comment, dans des parties du globe où règne la misère, les malfaisants de toutes sortes s’enrichissent odieusement. Glaçant !
Rien de plus insupportable que ceux qui jouent à un jeu sans en respecter les règles, le tout en parfaite connaissance de cause. Que dire alors lorsque les habituées de ces pratiques sont des institutions bancaires et financières de la place chez qui il arrive que l’épargnant moyen dépose ses modestes économies ? Et bien cet épargnant, ou tout simplement le citoyen lambda, attend pour le moins que ces établissements soient sanctionnés de manière dissuasive lorsque ils se font prendre la main dans le sac. Pour les lecteurs de Sans Doute, notre spécialiste de la lutte anti-blanchiment Karine Schaub nous explique que si un système de sanctions existe bien, il rate en très grande partie son objectif : en ne ciblant que le résultat net de l’entreprise mise à l’amende, les sanctions n’empêchent suffisamment pas les modèles de se perpétuer. Aussi pour atteindre un résultat réellement dissuasif, notre contributrice fait des propositions novatrices pour cet éventail de sanctions, reposant notamment sur l’engagement de la responsabilité personnelle des cadres dirigeants supervisant ces opérations. A cette condition seulement, le bal des hypocrites cessera peut être.
Les déficits publics sont faramineux, notamment aux Etats-Unis, l’inflation ralentit, les banques centrales sont sous pression directe ou indirecte pour baisser les taux, le chomâge ne diminue plus…et au milieu les économistes néo-classiques d’un côté et keynésiens de l’autre continuent leur duel bientôt centenaire. L’occasion pour Karine Schaub de proposer aux lecteurs de Sans Doute de réviser les deux grandes théories économiques sous l’angle toujours efficace de la fable de La Fontaine pour comprendre les comportements des différents acteurs étatiques aujourd’hui.
Armes de destruction massive, dissuasion et économie de la peur…100 milliards de dollars, c’est ce qu’ont dépensé au global les neuf puissances nucléaires en 2025 pour moderniser un armement qui normalement ne doit jamais servir. L’occasion pour Karine Schaub de s’interroger sur cette dépense reconduite en silence ou presque chaque année. Faut-il s’en satisfaire ? Sans Doute ouvre le débat.
Pour Sans Doute, Karine Schaub revient sur ce fameux paradoxe de Zénon d’Elée, en l’appliquant à la taxation effective des profits des multinationales, principalement américaines. Comme pour le mouvement de la flèche, qui est impossible selon le philosophe grec, car il lui reste toujours une moitié de chemin à parcourir quelle que soit la longueur…
Il serait erroné de voir la criminalité économique comme un mal contemporain. Elle serait plutôt de l’ordre d’une épidémie. Avant les paradis fiscaux, les cryptomonnaies et les krachs boursiers, il y eut une balance truquée sur un marché antique. Un geste anodin, presque banal, mais porteur d’un virus redoutable – celui de la distorsion de confiance.